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Hardcore Chopper
Hardcore Chopper Cover, January 2011
Moto Journal: France - September 2010
"Après des mois d’attente, je réussis enfin à décrocher un rendez-vous avec Ian Barry, dans l’immense atelier-studio où il vit avec sa moitié, Amaryllis, à downtown Los Angeles. Car il est bloqué à LA par l’éruption volcanique en Islande. Quel rapport ? Ian est aussi guitariste de rock et aurait dû faire un concert sur l’île : « En musique comme en moto, il faut que ça soit parfait. Une fois que c’est gravé sur un disque, si le morceau ne te plaît pas, il faudra vivre avec, toute ta vie. Une moto, c’est pareil, il faut qu’elle soit parfaite avant que je la dévoile. » Le volcan me permet ainsi de passer la journée avec ce préparateur hors du commun, alors qu’il termine sa Kestrel bleue. Ian Barry, originaire de Santa Cruz, au sud de San Francisco, après avoir avorté des études d’architecte et plaqué son job chez IBM, est venu s’installer à LA. S’il a commencé par se concocter une machine aux petits oignons qu’il a revendue pour, peu à peu, en faire un business, il n’a créé Falcon qu’il y a trois ans. « L’idée est de produire une série de 10 machines exceptionnelles, toutes avec un coeur anglais et l’esprit de compétition. » Du désert à l’île de Man La Kestrel est donc un modèle unique, comme la Bullet (p. 43) qui est aussi présente le jour de mon passage pour un petit réglage. Ian refuse en effet de reproduire, ne serait-ce qu’en micro-série, ses créations. Ces deux premières machines sont assez proches, puisqu’elles utilisent un twin Triumph. « Je voyage dans le temps, je prends le meilleur de ce qui a été fait chez Triumph et j’essaie de produire le prototype ultime de 1970, avant que Triumph soit intégré à BSA et qu’ils utilisent le cadre-réservoir d’huile hideux. » A chaque fois, il est question d’une mécanique avec une histoire particulière, soit pour son passé en course, soit pour ses précédents propriétaires. La Bullet a été élaborée sur une base de Triumph Thunderbird de 1950, et aura nécessité près de mille heures de travail, l’immense majorité des pièces étant fabriquée sur place. La Bullet a été construite à la demande de l’acteur Jason Lee, de la série Earl. Dans le détail, les Falcon sont proches de la joaillerie, « tu peux rouler avec sans démonter le carbu toutes les semaines ». La Kestrel utilise, elle aussi, un twin de Triumph Bonneville de 1970, réalésé à 750 cm3 et doté d’une culasse taillée dans un bloc d’aluminium de qualité aéronautique. La prochaine sur la liste, la Black, sur la base d’une Vincent Black Shadow de 1951, a été présentée en août au rendez-vous de Quail (cf. MJ 1911). Ensuite, la White descendra d’une Velocette Thruxton de 1967, dont le moteur (un des sept construits) a un beau pedigree, pour avoir couru au Tourist Trophy sur l’île de Man. « D’ailleurs, j’aimerais bien l’emmener sur l’île, celle-là, quand elle sera finie. » Suivront l’Altai, une Ariel Square Four de 1936 (dont seulement une poignée a été importée aux Etats-Unis, et qui a demandé trois ans de recherche pour l’acquérir) ; la Merlin, une Norton de 1936 ; la Peregrine, une AJS ; la Grey, une BSA Gold Star ; la Saker, une Rudge, et, enfin, la Vesperine, une Brough Superior. Et peut-être même une Matchless. L’homme a donc un programme chargé pour les années à venir… « Je ferai une autre Vincent, mais pour moi. Le moteur a été utilisé en drag race dans le désert, donc je vais y insuffler cet esprit. Connaître l’histoire de chaque machine, son passé, me permet de la restaurer de manière honnête. » Amour et plénitude Lorsque j’arrive dans l’atelier, on ressent cette plénitude, cet amour du travail bien fait, dans les gestes lents et appliqués du boss et de ses deux employés. La Bullet établissait un niveau de qualité et un style de préparation dans le domaine vintage que peu osaient imaginer. La Kestrel dépasse encore ce perfectionnisme maladif, le souci du détail étant ici porté à son paroxysme. Le prix de revient et le temps passé (plus de deux mille heures) ne comptent plus. A ausculter la Kestrel et la Bullet dans tous leurs recoins pour les photographier, je découvre à quel point le génie et la méticulosité de Ian se traduisent concrètement en aluminium et cuir. Les poignées de frein et d’embrayage sont d’une beauté rare et simple, qui dissimule parfaitement la complexité du mécanisme permettant aux leviers et à l’accélérateur de fonctionner. Toutes les pièces sont usinées, patinées et ajustées comme sur une montre suisse. D’ailleurs, Ian fabrique la presque totalité des pièces dont il a besoin ! Sur la Kestrel, il n’a gardé qu’une minuscule partie du cadre d’origine. Mieux, la boîte de vitesses, endommagée, a été remplacée par celle d’une BSA Gold Star A10, et la fourche à parallélogramme a été construite entièrement dans l’atelier ! Le prix des Bullet et Kestrel reste confidentiel, mais, en raison de la rareté des moteurs qui serviront de base aux sept prochaines machines, les tarifs commenceront à 60 000 $… Unique, mais facile Lorsque je croise à nouveau Ian, à Quail, et que nous faisons une séance photo arrosée par une pluie typiquement british, la Kestrel tourne parfaitement, même si, au petit matin, le twin a du mal à démarrer et que les carburations demandent à être peaufinées. Le rodage n’est certes pas fini, mais le twin gonflé éructe violemment par le mégaphone sans aucun silencieux, et la prise en main, en dépit des vitesses à droite et du châssis rigide, ne pose pas de souci. La position est certes étrange (on est assis très bas), mais la Kestrel roule bel et bien et procure son lot de sensations ! Mais le plus surprenant, c’est qu’elle est nettement plus facile que son standing de machine unique le laisse supposer. Légère, agile et freinant plutôt bien, avec sa fourche réglable en roulant via les deux superbes molettes taillées dans la masse (pour la compression et détente), la Kestrel ne demande qu’une paire de clignos et des feux pour être street legal ici, en Californie. « Peut-être un phare de Rolls-Royce Silver Ghost, comme sur la Bullet », lâche nonchalamment Ian…" - David Foch
Klassik Motorrad December 2010
Kunst und Handwerk: Eigene Ideen an Motorrädern zu verwirklichen war zu allen Zeiten aktuell: "In den USA entwickelte sich aus Umbauten ein Trend zu kompletten Neuinterpretationen. Ian Barry verwendet allerdings keine V-Motoren aus heimischer Produktion sondern alte britische Antriebe. Text: Stefan Knittel Fotos: Werk Metall muss bearbeitet werden, koste es was es wolle. In der Klassikerwelt ist es immer öfter pure Notwendigkeit um nicht mehr aufzutreibende Ersatzteile neu anzufertigen. Nicht notwendig wäre es allerdings, aus braven Serienmotorrädern Rennmaschinen zu schnitzen oder gar moderne wassergekühlte Drehzahlorgeln unter falscher Flagge laufen zu lassen. Aber die Phantasie wird halt nur noch vom Geldbeutel eingebremst... Replikas oder reine Nachahmungen sind Ian Barry ein Graus. Er liebt alten Blues, spielt ihn auch selbst, und alte englische Motorräder. Diese fährt er ausschließlich und hielt sie von Anfang an stets selbst in Schuss. Das Lebensgefühl der Dreißigerjahre in der Musik und in der Motorradwelt ist sein Faible. Das führt bei ihm jedoch nicht dazu, sich in diese Epoche zurück versetzen zu wollen. Ebenso wie bei seinen Musiker-Kollegen ist seine Sache die Neuinterpretation. Er ging mit aller Konsequenz vor, hörte auf Computer in einem Hi-Tech-Unternehmen im kalifornischen Santa Cruz zu entwickeln und zog nach Los Angeles. Im Garten eines Freundes schlug er zwei Zelte auf, im einen wollte er wohnen, im anderen Motorräder bauen! Das funktionierte zwei Jahre lang wie gewünscht, denn aus den Kontakten zu Musiker- und Schauspieler-Kreisen ergaben sich Aufträge für einige Umbauten auf Triumph-Basis ganz nach Ian Barrys Geschmack. Dann kam die Kredit-Krise, und die zur Industrie aufgeblähte Custom Bike-Branche in den USA fiel wie ein Kartenhaus in sich zusammen. Ian Barry blieb seiner Linie ohne zu zögern treu und eröffnete wie zum Trotz 2009 mitten in Los Angeles eine neue Werkstatt, nannte sein Unternehmen Falcon Motorcycles und stellte Mitarbeiter ein. Den letzten Ansporn dürfte die Bekanntschaft mit der gebürtigen Engländerin Amaryllis Knight gegeben haben. Die junge Frau war nach ihrer Arbeit in verschiedenen afrikanischen Flüchtlingslagern nach Los Angeles gekommen. Sie arbeitete dort als Hebamme und interessierte sich für englische Motorräder und die örtliche Szene. Der Glamour von L.A. und Hollywood interessiert die Beiden zwar nicht, aber dort sitzt das Geld weiterhin recht locker und ist für ambitionierte Ideen auch zu bekommen. Die Verlagerung seines Arbeitsplatzes aus dem Zelt in die geräumige Werkstatt erfolgte allein aus dem Grund, weil Ian nun nicht mehr Kundenwünsche erfüllen, sondern eigene Motorräder entstehen lassen wollte. Als Ausgangsbasis hatte er sich über einen längeren Zeitraum hinweg zehn englisch Motoren aus verschiedenen Epochen besorgt. Um diese sollten nun neue Motorräder als Neu-Interpretationen bestimmter Vorstellungen aus der jeweiligen Epoche entstehen. Ein wahrhaft künstlerischer Ansatz, der im Falle des Erstlings, der „Bullet Falcon“, sowie der darauf folgenden „Kestrel Falcon“ bereits auf solvente Käufer traf. Um die neu aufgebauten und auch abgeänderten Triumph-Aggregate entstanden Rahmen und Vorderradgabeln im Vorkriegs-Stil. Jedes noch so kleine Detail wurde selbst entworfen und in Handarbeit im Hause angefertigt, auf diese Weise flossen über 2000 Arbeitsstunden in die Kestrel Falcon. Derzeit ist mit „The Black“ die dritte Falcon im Entstehen begriffen. Dieses Motorrad um einen Vincent Black Shadow-V-Zweizylinder herum ist ebenfalls bereits verkauft. Für die weiteren sieben Projekte mit Motoren wie AJS- und Norton-ohc, Ariel Square Four, Rudge Ulster, Brough Superior, BSA Gold Star oder Velocette Thruxton sind Anfragen erwünscht. Ian, der Erbauer der Motorräder, und Amaryllis, die Geschäftsführerin, fordern ausdrücklich zu regen Diskussionen über Gestaltung, Umsetzung und Kosten auf. Als durchaus selbstbewusster Motorradgestalter, dessen künstlerische wie handwerkliche Umsetzungen bereits ein weltweites Echo, nicht nur in Trend-Magazinen und Avantgarde-Kreisen gefunden haben, lässt sich Ian Barry allerdings nicht von seiner Philosophie zu den jeweiligen Projekten abbringen. Wie der Mäzen oder der Auftraggeber eines renommierten Künstlers lässt der Falcon-Käufer Ian Barry schlussendlich frei Hand und erfreut sich an einem ganz besonderen Motorrad. Das er natürlich und selbstverständlich auch fahren kann, dort wo es keinen TÜV gibt... Auch wenn es für manches Sammler-Selbstverständnis einen Affront bedeuten mag, Ian Barry hat zu keinem Zeitpunkt daran gedacht, die fehlenden Rahmen oder andere zugehörige Teile zum Original-Motorrad zu suchen. So sehr dies für die Mehrzahl der Oldtimer-Freunde eine der Herausforderungen des Hobbys darstellt, so klar ging es dem Amerikaner stets darum, eigene Wege zu beschreiten. Beim Betrachten zahlreicher Detaillösungen fällt auf, dass er sich sogar noch wesentlich mehr Mühe gemacht hat, seine Ideen in Metall umzusetzen. Welche Bedeutung das für ihn hat, dürfte am per Hand vollendeten Finish aller auf modernsten Anlagen gefertigten Dreh- und Fräs-Teile zu ermessen sein."
Free & Easy: Japan: May 2010
Free & Easy: Japan: May 2010
EsquireMagazine: Greece, March 2010
EsquireMagazine: Greece, March 2010
Forbes Style Russia - January 2010
Forbes Style Russia - January 2010: "Колесование: Калифорнийское бюро Falcon Motorcycles занимается реставрацией и сборкой на заказ мотоциклов прославленных британских марок — Triumph, Norton, Royal Enfield и Vincent. Последнее их творение — The Bullet Falcon — переделанный Triumph Thunderbird, на котором Марлон Брандо разъезжал в фильме 1953 года «Дикарь». Каждая его деталь была тщательно отмыта и заново хромирована, а в конструкцию двигателя внесены изменения, не отразившиеся, правда, на харизматической внешности байка. На очереди — еще несколько моделей, каждая из которых достойна не только гаража частного коллекционера, но и музея индустриального дизайна. Колесование Мотоциклы falcon motorcycles"
Lightning Magazine - Japan
May 2009 Issue: Factory Living: Living the dream.
Kustom Garage - France
Kustom Garage : March 2009
So British

"Ian Barry et Amaryllis Knight sont sans doute le tandem le plus atypique du milieu de la moto classique customisée."
Esquire Magazine UK
July 2008: The Annual Style 100: The bespoke motorbike.

"From an unassuming studio in Los Angels, Ian Barry - under his fledgling Falcon marque - is breathing new life into the business of custom motorcycle construction. In the heartland of pimped rides and cosmetic chop shops, Barry, 35, has raised the bar for bike aesthetics and further blurred the lines dividing mechanics and art."
Motor Magazine - Netherlands
Motor Magazine : 01.08.2008