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Hardcore Chopper Cover, January 2011
"Après des mois d’attente,
je réussis enfin à décrocher un
rendez-vous avec Ian Barry,
dans l’immense atelier-studio où il vit
avec sa moitié, Amaryllis, à downtown
Los Angeles. Car il est bloqué à LA
par l’éruption volcanique en Islande.
Quel rapport ? Ian est aussi guitariste
de rock et aurait dû faire un concert
sur l’île : « En musique comme en moto,
il faut que ça soit parfait. Une fois
que c’est gravé sur un disque, si le
morceau ne te plaît pas, il faudra
vivre avec, toute ta vie. Une moto,
c’est pareil, il faut qu’elle soit parfaite
avant que je la dévoile. »
Le volcan me permet ainsi de passer la
journée avec ce préparateur hors du
commun, alors qu’il termine sa Kestrel
bleue. Ian Barry, originaire de Santa
Cruz, au sud de San Francisco, après
avoir avorté des études d’architecte et
plaqué son job chez IBM, est venu
s’installer à LA. S’il a commencé par se
concocter une machine aux petits
oignons qu’il a revendue pour, peu à
peu, en faire un business, il n’a créé
Falcon qu’il y a trois ans. « L’idée est de
produire une série de 10 machines
exceptionnelles, toutes avec un coeur
anglais et l’esprit de compétition. »
Du désert à l’île de Man
La Kestrel est donc un modèle unique,
comme la Bullet (p. 43) qui est aussi
présente le jour de mon passage pour
un petit réglage. Ian refuse en effet de reproduire, ne serait-ce
qu’en micro-série,
ses créations. Ces deux
premières machines sont
assez proches, puisqu’elles
utilisent un twin Triumph.
« Je voyage dans le temps,
je prends le meilleur de ce
qui a été fait chez Triumph
et j’essaie de produire le
prototype ultime de 1970,
avant que Triumph soit
intégré à BSA et qu’ils
utilisent le cadre-réservoir
d’huile hideux. » A chaque
fois, il est question d’une
mécanique avec une histoire
particulière, soit pour son
passé en course, soit pour
ses précédents propriétaires.
La Bullet a été élaborée sur
une base de Triumph
Thunderbird de 1950, et aura nécessité près
de mille heures de travail,
l’immense majorité des
pièces étant fabriquée sur
place. La Bullet a été
construite à la demande de
l’acteur Jason Lee, de la série
Earl. Dans le détail, les
Falcon sont proches de la
joaillerie, « tu peux rouler
avec sans démonter le carbu
toutes les semaines ». La
Kestrel utilise, elle aussi, un
twin de Triumph Bonneville
de 1970, réalésé à 750 cm3
et doté d’une culasse taillée
dans un bloc d’aluminium
de qualité aéronautique.
La prochaine sur la liste,
la Black, sur la base d’une
Vincent Black Shadow de
1951, a été présentée en
août au rendez-vous de Quail (cf. MJ 1911). Ensuite,
la White descendra d’une
Velocette Thruxton de 1967,
dont le moteur (un des sept
construits) a un beau
pedigree, pour avoir couru
au Tourist Trophy sur l’île de
Man. « D’ailleurs, j’aimerais
bien l’emmener sur l’île,
celle-là, quand elle sera
finie. » Suivront l’Altai, une
Ariel Square Four de 1936
(dont seulement une
poignée a été importée aux
Etats-Unis, et qui a
demandé trois ans de
recherche pour l’acquérir) ;
la Merlin, une Norton de
1936 ; la Peregrine, une AJS ;
la Grey, une BSA Gold Star ;
la Saker, une Rudge,
et, enfin, la Vesperine,
une Brough Superior. Et peut-être même une
Matchless. L’homme a donc
un programme chargé
pour les années à venir…
« Je ferai une autre Vincent,
mais pour moi. Le moteur a
été utilisé en drag race dans
le désert, donc je vais y
insuffler cet esprit. Connaître
l’histoire de chaque machine,
son passé, me permet de la
restaurer de manière
honnête. »
Amour et plénitude
Lorsque j’arrive dans
l’atelier, on ressent cette
plénitude, cet amour
du travail bien fait, dans
les gestes lents et appliqués
du boss et de ses deux
employés. La Bullet
établissait un niveau de qualité et un style de
préparation dans le domaine
vintage que peu osaient
imaginer. La Kestrel dépasse
encore ce perfectionnisme
maladif, le souci du détail
étant ici porté à son
paroxysme. Le prix de
revient et le temps passé
(plus de deux mille heures)
ne comptent plus.
A ausculter la Kestrel
et la Bullet dans tous
leurs recoins pour les
photographier, je découvre
à quel point le génie et la
méticulosité de Ian se
traduisent concrètement en
aluminium et cuir.
Les poignées de frein et
d’embrayage sont d’une
beauté rare et simple, qui
dissimule parfaitement la complexité du mécanisme
permettant aux leviers
et à l’accélérateur de
fonctionner. Toutes les
pièces sont usinées, patinées
et ajustées comme sur une
montre suisse. D’ailleurs,
Ian fabrique la presque
totalité des pièces dont il a
besoin ! Sur la Kestrel, il n’a
gardé qu’une minuscule
partie du cadre d’origine.
Mieux, la boîte de vitesses,
endommagée, a été
remplacée par celle d’une
BSA Gold Star A10, et la
fourche à parallélogramme a
été construite entièrement
dans l’atelier ! Le prix des
Bullet et Kestrel reste
confidentiel, mais, en raison
de la rareté des moteurs qui
serviront de base aux sept
prochaines machines,
les tarifs commenceront
à 60 000 $…
Unique, mais facile
Lorsque je croise à nouveau
Ian, à Quail, et que nous
faisons une séance photo
arrosée par une pluie
typiquement british, la
Kestrel tourne parfaitement,
même si, au petit matin,
le twin a du mal à démarrer
et que les carburations
demandent à être
peaufinées. Le rodage n’est
certes pas fini, mais le twin
gonflé éructe violemment
par le mégaphone sans
aucun silencieux, et la prise
en main, en dépit des
vitesses à droite et du
châssis rigide, ne pose pas de souci. La position est
certes étrange (on est assis
très bas), mais la Kestrel
roule bel et bien et procure
son lot de sensations ! Mais
le plus surprenant, c’est
qu’elle est nettement plus
facile que son standing de
machine unique le laisse
supposer. Légère, agile et
freinant plutôt bien, avec sa
fourche réglable en roulant
via les deux superbes
molettes taillées dans la
masse (pour la compression
et détente), la Kestrel ne
demande qu’une paire de
clignos et des feux pour être
street legal ici, en Californie.
« Peut-être un phare de
Rolls-Royce Silver Ghost,
comme sur la Bullet », lâche
nonchalamment Ian…" - David Foch
Kunst und Handwerk:
Eigene Ideen an Motorrädern zu verwirklichen war zu allen Zeiten aktuell:
"In den USA entwickelte sich aus Umbauten ein Trend zu kompletten Neuinterpretationen. Ian Barry verwendet allerdings keine V-Motoren aus heimischer Produktion sondern alte britische Antriebe.
Text: Stefan Knittel Fotos: Werk
Metall muss bearbeitet werden, koste es was es wolle. In der Klassikerwelt ist es immer öfter pure Notwendigkeit um nicht mehr aufzutreibende Ersatzteile neu anzufertigen. Nicht notwendig wäre es allerdings, aus braven Serienmotorrädern Rennmaschinen zu schnitzen oder gar moderne wassergekühlte Drehzahlorgeln unter falscher Flagge laufen zu lassen. Aber die Phantasie wird halt nur noch vom Geldbeutel eingebremst...
Replikas oder reine Nachahmungen sind Ian Barry ein Graus. Er liebt alten Blues, spielt ihn auch selbst, und alte englische Motorräder. Diese fährt er ausschließlich und hielt sie von Anfang an stets selbst in Schuss. Das Lebensgefühl der Dreißigerjahre in der Musik und in der Motorradwelt ist sein Faible. Das führt bei ihm jedoch nicht dazu, sich in diese Epoche zurück versetzen zu wollen. Ebenso wie bei seinen Musiker-Kollegen ist seine Sache die Neuinterpretation.
Er ging mit aller Konsequenz vor, hörte auf Computer in einem Hi-Tech-Unternehmen im kalifornischen Santa Cruz zu entwickeln und zog nach Los Angeles. Im Garten eines Freundes schlug er zwei Zelte auf, im einen wollte er wohnen, im anderen Motorräder bauen! Das funktionierte zwei Jahre lang wie gewünscht, denn aus den Kontakten zu Musiker- und Schauspieler-Kreisen ergaben sich Aufträge für einige Umbauten auf Triumph-Basis ganz nach Ian Barrys Geschmack.
Dann kam die Kredit-Krise, und die zur Industrie aufgeblähte Custom Bike-Branche in den USA fiel wie ein Kartenhaus in sich zusammen. Ian Barry blieb seiner Linie ohne zu zögern treu und eröffnete wie zum Trotz 2009 mitten in Los Angeles eine neue Werkstatt, nannte sein Unternehmen Falcon Motorcycles und stellte Mitarbeiter ein. Den letzten Ansporn dürfte die Bekanntschaft mit der gebürtigen Engländerin Amaryllis Knight gegeben haben. Die junge Frau war nach ihrer Arbeit in verschiedenen afrikanischen Flüchtlingslagern nach Los Angeles gekommen. Sie arbeitete dort als Hebamme und interessierte sich für englische Motorräder und die örtliche Szene.
Der Glamour von L.A. und Hollywood interessiert die Beiden zwar nicht, aber dort sitzt das Geld weiterhin recht locker und ist für ambitionierte Ideen auch zu bekommen. Die Verlagerung seines Arbeitsplatzes aus dem Zelt in die geräumige Werkstatt erfolgte allein aus dem Grund, weil Ian nun nicht mehr Kundenwünsche erfüllen, sondern eigene Motorräder entstehen lassen wollte. Als Ausgangsbasis hatte er sich über einen längeren Zeitraum hinweg zehn englisch Motoren aus verschiedenen Epochen besorgt. Um diese sollten nun neue Motorräder als Neu-Interpretationen bestimmter Vorstellungen aus der jeweiligen Epoche entstehen.
Ein wahrhaft künstlerischer Ansatz, der im Falle des Erstlings, der „Bullet Falcon“, sowie der darauf folgenden „Kestrel Falcon“ bereits auf solvente Käufer traf. Um die neu aufgebauten und auch abgeänderten Triumph-Aggregate entstanden Rahmen und Vorderradgabeln im Vorkriegs-Stil. Jedes noch so kleine Detail wurde selbst entworfen und in Handarbeit im Hause angefertigt, auf diese Weise flossen über 2000 Arbeitsstunden in die Kestrel Falcon.
Derzeit ist mit „The Black“ die dritte Falcon im Entstehen begriffen. Dieses Motorrad um einen Vincent Black Shadow-V-Zweizylinder herum ist ebenfalls bereits verkauft. Für die weiteren sieben Projekte mit Motoren wie AJS- und Norton-ohc, Ariel Square Four, Rudge Ulster, Brough Superior, BSA Gold Star oder Velocette Thruxton sind Anfragen erwünscht. Ian, der Erbauer der Motorräder, und Amaryllis, die Geschäftsführerin, fordern ausdrücklich zu regen Diskussionen über Gestaltung, Umsetzung und Kosten auf. Als durchaus selbstbewusster Motorradgestalter, dessen künstlerische wie handwerkliche Umsetzungen bereits ein weltweites Echo, nicht nur in Trend-Magazinen und Avantgarde-Kreisen gefunden haben, lässt sich Ian Barry allerdings nicht von seiner Philosophie zu den jeweiligen Projekten abbringen. Wie der Mäzen oder der Auftraggeber eines renommierten Künstlers lässt der Falcon-Käufer Ian Barry schlussendlich frei Hand und erfreut sich an einem ganz besonderen Motorrad. Das er natürlich und selbstverständlich auch fahren kann, dort wo es keinen TÜV gibt...
Auch wenn es für manches Sammler-Selbstverständnis einen Affront bedeuten mag, Ian Barry hat zu keinem Zeitpunkt daran gedacht, die fehlenden Rahmen oder andere zugehörige Teile zum Original-Motorrad zu suchen. So sehr dies für die Mehrzahl der Oldtimer-Freunde eine der Herausforderungen des Hobbys darstellt, so klar ging es dem Amerikaner stets darum, eigene Wege zu beschreiten. Beim Betrachten zahlreicher Detaillösungen fällt auf, dass er sich sogar noch wesentlich mehr Mühe gemacht hat, seine Ideen in Metall umzusetzen. Welche Bedeutung das für ihn hat, dürfte am per Hand vollendeten Finish aller auf modernsten Anlagen gefertigten Dreh- und Fräs-Teile zu ermessen sein."
Free & Easy: Japan: May 2010
EsquireMagazine: Greece, March 2010
Forbes Style Russia - January 2010: "Колесование: Калифорнийское бюро Falcon Motorcycles занимается реставрацией и сборкой на заказ мотоциклов прославленных
британских марок — Triumph, Norton, Royal Enfield и Vincent. Последнее их творение — The Bullet Falcon — переделанный Triumph Thunderbird, на котором Марлон Брандо разъезжал в фильме 1953 года «Дикарь». Каждая его деталь была тщательно отмыта и заново хромирована, а в конструкцию двигателя внесены изменения,
не отразившиеся, правда, на харизматической внешности байка. На очереди — еще несколько моделей, каждая из которых достойна не только гаража частного коллекционера, но и музея индустриального дизайна.
Колесование
Мотоциклы falcon motorcycles"
May 2009 Issue: Factory Living: Living the dream.
Kustom Garage : March 2009
So British
"Ian Barry et Amaryllis Knight sont sans doute le tandem le plus atypique du milieu de la moto classique customisée."
So British
"Ian Barry et Amaryllis Knight sont sans doute le tandem le plus atypique du milieu de la moto classique customisée."
July 2008: The Annual Style 100: The bespoke motorbike.
"From an unassuming studio in Los Angels, Ian Barry - under his fledgling Falcon marque - is breathing new life into the business of custom motorcycle construction. In the heartland of pimped rides and cosmetic chop shops, Barry, 35, has raised the bar for bike aesthetics and further blurred the lines dividing mechanics and art."
"From an unassuming studio in Los Angels, Ian Barry - under his fledgling Falcon marque - is breathing new life into the business of custom motorcycle construction. In the heartland of pimped rides and cosmetic chop shops, Barry, 35, has raised the bar for bike aesthetics and further blurred the lines dividing mechanics and art."
Motor Magazine : 01.08.2008


